Archives pour la catégorie “Galères”

Les postes ne sont plus très réguliers ces derniers temps, et je m’en excuse,  mais nous avons trouvé notre rythme, notre train train… Et donc il n’y a plus grand chose de palpitant… Mais parfois cela arrive, comme ca a été le cas vendredi soir avec l’histoire des patins à roues alignées… Comme vous le savez Lauranne, Gaëlle et moi travaillons tous les trois à la BNC et autant dire qu’on profite bien de la messagerie interne. C’est ainsi que vendredi Gaëlle nous propose d’aller voir chez Sport Expert pour regarder les patins (une envie commune que l’on avait évoqué ensemble auparavant). Nous avons accepté et c’est ainsi que nous avons mis le cap sur Ste Catherine… Alors c’est donc à ca que ressemble des rollers ? Bon ok pourquoi pas. Nous avons eu l’occasion de voir qu’ici  c’était très répandu… J’en chausse une paire, la seule qui a l’air à ma taille, puis Gaëlle m’aide à me lever… Je fais quelques « pas »… Oula je ne suis même pas tombé… Pour ceux qui ne connaîtraient pas mon exceptionnel sens de l’équilibre la dernière fois que j’ai chaussé des skis il m’a fallut près de trois heures pour descendre une simple piste verte de 2km (autant dire que vu ma vitesse moyenne inférieure à un simple  petit kilomètre/heure on peut parler d’avoir deux pieds et deux mains gauches – petite pensée pour Maxime, mon frère, qui était resté avec moi  tout du long-).  Mais revenons-en à nos patins à roues alignées. Encouragé par les deux filles je décide d’acheter des rollers (vous aussi vous la sentez arriver la connerie ?) et nous rentrons tous les 3 avec nos nouveaux achats, et une forte envie de les essayer… enfin surtout la blonde team. Si tôt arrivé rendez vous sur le parking pour étrainer notre achat et pour  ma première leçon (Gaëlle a un niveau avancé, et Lauranne un niveau intermédiaire). Au bout d’une heure je patine du pied droit (mais je ne tourne pas en rond non plus). Et puis Gaëlle décide pendant que Lauranne et moi prenions une pause, de se dégourdir les roues et de descendre la pente menant au souterrain…. Et la impressionnante gamelle, bilan un gros bleus   sur le postérieur et une éraflure à la main. Mais Gaëlle, en bon public qu’elle est rigole et revient vers nous, afin de continuer. Ensuite c’est au tour de Lauranne de choir, douleur au poigné passagère, puis à mon tour : rien… Alors pourquoi cet article parce qu’après une bonne soirée, nous avons remit cela hier. Petit temps de réadaptation puis nous décidons d’aller chez le dépanneur acheter des œufs… Vu que l ‘ile des sœurs n’est pas connue pour sa circulation automobile nous y allons par la route afin que j’ai plus de place pour patiner… 100m, 200m, 212m, 300m… je prends de l’assurance, je roule plus vite, tout se passe bien, c’est agréable j’aime ca… Et là tout s’accélère…Une voiture arrive, Lauranne nous prévient, je tente de me retourner pour voir (reflex primaire… mais ô combien stupide) et là je chute… pas très spectaculairement… Je m’assois plus par terre que je ne tombe en essayant de me stabiliser… Mais une forte douleur au poignet gauche se fait ressentir… J’enlève la protection… Je le bouge… Ouf il n’est pas cassé… Je m’assois sur le trottoir et laisse les filles aller chez le dépanneur… Quelques minutes plus tard je tente de les rejoindre mais il y avait une marche, et ne sachant pas les monter je m’assois en prenant appui sur ma main gauche (c’est plus rigolo de souffrir). Les filles reviennent, et devant leur visage blême j’enlève ma protection et là…. Vous savez la boulle qu’on a tous à chaque poignet, ben moi j’en avais deux à gauche, malgré mon refus catégorique d’aller à Pharmaprix les filles m’obligent à y aller… (en bus elle ne voulait pas que je rechausse mes patins…). Bon donc nous voilà à la pharmacie, la pharmacienne vient nous voir… Elle devient blême et la bouche ouverte. Au bout de quelques secondes je lui demande si elle a pas une crème et un bandage et là elle me dit : « Hors de questions il faut aller aux urgences, je suis désolé mais je pense que c’est cassé… », (il faudrait qu’elle revoit son argumentaire de vente) moi je dis que je peux le bouger, elle, elle me dit que ca veut rien dire. Bon on prend donc un taxi et direction les urgences de Verdun… Là on va à l’accueil de la sécurité il nous dit que c’est à gauche.  On ressort on va à gauche… Rien… En fait c’était à gauche de lui… Bref il se fiche bien de nous et nous on entre aux urgences ou règne le calme et le silence… On va d’abord au triage, afin de voir si je suis une urgence médicale ou non. Devant la tête de l’infirmière qui m’a trié je pense que je l’étais. Il faut dire qu’apparemment il n’y avait plus de démarcation entre mon bras et mon poignet. L’infirmière sort une sonde pour prendre ma température (et j’ai un peu peur de l’endroit où elle veut la mettre) et me dit « S’il vous plaît, mettez cela sous la langue » dans un moment de panique je réplique… « Laquelle ? »… Bon ok pas très malin je l’avoue. Elle me donne de la glace (j’ai tout de même réussi à lui demander si elle avait pas plutôt un eskimos) puis direction l’accueil des urgences pour remplir nos informations. Ensuite l’attente commence pendant prêt de 4h30… Mais on avait anticipé : les filles avaient fait le plein de cookies chez le dépanneur et on avait prit un quizz géant à la pharmacie (oui amis de France, vous et nous n’avons pas vraiment les mêmes pharmacies : nous c’est un mélange entre Séphora, Yves Rocher, Auchan, PhotoSmart, La Poste et une pharmacie…). Bref le temps passe, la fatigue arrive mais on s’amuse bien (je remercie d’ailleurs infiniment les deux miss d’être restées toute la soirée). Voilà je suis enfin appelé, en deux deux nous rangeons le camp dressé dans le hall du service d’urgence, et  on va alors dans la salle d’examen, Gaëlle joue les médecins, examine mes oreilles, ouvre tous les placards… Et voilà le médecin qui regarde avec de gros yeux… Bon tu vas vite aller faire des radios. Allons en radiologie c’est calme, il y a personne. On va à l’accueil on s’inscrit, en voyant la glace sur le poignet la dame me dit « oh c’est pour le poignet » et je réponds du tac o tac : « Es-tu voyante ? ». Très rapidement je passe et les deux radiologues très sympathique mais aussi délicates que des armoires à glace prennent des clichés sous tous les angles possibles de mon poignet. Ah un moment j’entends celle qui regardait les images échapper un « Oulà ».  J’avoue que les deux miss, qui pour le coup  étaient restées en salle d’attente, m’ont un peu entendu crier… Ensuite retour auprès du médecin, et là elle annonce « vous ne vous êtes pas loupé : c’est cassé, et à trois endroits… C’est ce qu’on appelle une triple fracture… »… Joueurs que nous sommes on demande si on peut voir les clichés et elle nous les montre gentiment. Ensuite elle demande si j’ai mal, et je lui ai dit que la délicatesse des radiologues n’a pas arrangé les choses. Elle me fait alors injecter de la morphine car elle va devoir manipuler mon bras pour poser l’atèle. Autant dire que ca ne m’a pas fait beaucoup d’effet (j’aurais préféré un épisode de l’inspecteur Derrick : ça , ça calme et ça endort) mis à part que j’ai lâché une autre boulette « Ca aurait put être pire j’aurais pu avoir des hémorroïdes internes » … « euh non une hémorragie interne »… Bref on est samedi soir elle ne veut pas plâtrer elle pose donc une atèle et me donne rendez vous chez un ortho lundi… En tout cas, ça aura mis près de 6h…autant dire que ca va c’est pas trop long. On a été également été très surpris par l’extrême gentillesse de tout le monde, y compris les indélicates radiologues. Malgré tout, on se souviendra longtemps de cette soirée qui n’était pas si pire, qui nous a familiarisés avec le système de santé québécois, et où on aura bien rigolé. Ah au fait Gaëlle est poilue des oreilles, Marcellin aime quand même bien le roller et à hâte d’en refaire et Lauranne va passer à la casserole enfin derrière les casseroles puisqu’apparemment j’en ai pour quelques semaine d’immobilisation. Une question reste en suspend pour l’ortho… pour une simple chute de roller…. J’ai fait un strike ?

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aurevoirpucesBon nous sommes mardi soir et nous connaissons maintenant notre destin… Nous allons vous le compter en quelques mots. Jeudi nous avons envoyé un mail a l’ambassade pour leur demander si nous aurions nos visas pour le 20. Vendredi nous prenons la décision de partir mercredi (en théorie demain) malgré tout à Montréal afin de nous pré-installer sans les visas. Samedi on s’aperçoit que nos billets d’avion n’ont pas pu être payé par carte (mauvaise adéquation entre le plafond de nos cartes et le montant des billets) nous avons donc jusqu’à lundi soir pour faire un virement. Lundi soir, moins de 48h avant le supposé départ nous recevons un mail de l’ambassade nous indiquant que la brune a été envoyé vendredi. Ayant préparé notre départ nous avons déjà un train pour Paris pour le mardi midi. Au vu du mail de l’ambassade nous nous disons que nous ferons le maximum pour obtenir le droit de déposer nos passeports aujourd’hui. Nous prenons un train plus tôt (6h) pour gérer tout cela de Paris. 10h nous appelons l’ambassade : aucun contact téléphonique. 10h05 nous envoyons un mail à l’ambassade. 11H30 nous appelons ma belle sœur ou le courrier à été réexpédié et tentons de mettre au point une stratégie si elle recevait la brune aujourd’hui (elle file la donner au boulot de mon frangin, qui la fax a la mère de la miss, qui nous la remet…). Mais rien y a fait : pas de brune chez ma belle sœur, pas de nouvelle de l’ambassade. Nous tentons donc de nous rendre à l’ambassade mais rien n’y fait… Nous ne déposerons pas nos passeports aujourd’hui. En conséquence de quoi, si tout se passe bien (tien ca nous changerait ça, ca ne ferait pas de mal…), nous déposons nos visas mardi prochain (le 20) les récupérons le jeudi 22, et décollerons le vendredi 23… Oui faire tout cela sans filet met de l’adrénaline dans la vie. Mais il est vrai qu’à part certaine personne, peu de gens peuvent imaginer ce que c’est que de n’avoir rien à faire à part attendre, que de ne plus avoir de chez soi, de vivre au rythme des autres… En dehors de cela nous avons bien profiter de nos familles, des petits comme des grands, (comme par exemple les nièces de la miss sur la photo) et nous avons passé des moments incroyable au près de tous ceux que l’on aime énormément. J’ai aussi eu des soucis dentaires (problématique quand on a plus de carte vitale) mais cela s’est avéré d’être seulement les dents de sagesses qui poussaient (c’est le genre de choses qui, dans la vie, font se poser des questions métaphysique du genre : pourquoi je n’ai pas senti les autres pousser ? est ce que manger des morceaux de gencives est considéré comme du cannibalisme ? et la plus importante : quand on perd des dents en étant petit la petite sourie passe mais quand on est grand et que les dents poussent doit on rembourser la petite sourie ? ) et ça s’est maintenant bien calmé. Il n’y aura même pas à les enlever. Je crois avoir fait le tour de ces derniers jours, de nos derniers ressentiments… Le départ est juste repoussé, et nous savons maintenant avec certitude qu’il n’y aura pas de soucis pour la suite…

Edit du mercredi 14 avril : Ma belle soeur m’a appelée il y a quelques minutes elle à reçue une grande enveloppe brune au cachet de l’ambassade avec mes trois prénoms dessus… Cela ce sera joué donc à 24h près… Quel dommage, mais bon un conseil pour tous les suivants : ne tuez pas la peau de l’ours avant de l’avoir vendu…. euh non c’est l’inverse mais on s’est compris

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correctioncopieBon bon bon… Tout d’abord il faut que l’on vous dise que jeudi nous avons envoyé un mail à l’ambassade afin de leur dire que j’avais un « entretien » de travail le 20 à Montréal et afin de savoir si d’ici là on aurait les visas… Entre temps on s’est dit qu’on partait et qu’on a acheté des billets d’avion, dont le paiement, pour cause de plafonds de carte bancaire, n’est pas passé. On devait donc appelé notre banque ce soir, pour leur demandé de faire un virement à la compagnie aérienne… Mais mais mais… on a reçu à 17h16 un mail de l’ambassade nous disons que notre brune était partie par courrier vendredi… Autant dire que l’on va recorriger notre copie. Le problème étant de savoir si en allant à l’ambassade demain, sans la brune mais avec le mail et un grand sourire, ca suffira pour déposer les passeports. Si jamais c’était le cas nous partirions alors définitivement vendredi… Et oui notre vie est un éternel rebondissement… En tout cas rendez vous demain pour la suite de cette nouvelle épopée intitulée : Martine à la plage, à non pardon Mars&Lolo à l’ambassade…

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IVMNous avons eu aujourd’hui le plaisir de découvrir au dessus d’une pile de prospectus (quand est ce que Mme Irma arrêtera de mettre ses flyers dans ma boite ???) une enveloppe beige, portant le sobre cachet de l’ambassade parisienne du Canada… En ouvrant cette lettre, le cœur séré et battant la chamade, je l’ouvre, la déchire, m’empresse d’en sortir les quelques feuilles présentes et parcours en diagonale la première page. Mon regard but et reprend attentivement la feuille… L’agent chargé de notre dossier nous annonce l’absence d’un document (ca ca m’étonnerais Monsieur l’agent mais bon)… La la déception s’empare de moi, les larmes montent (comme quand je m’épile les poiles du nez) encore une fois nous sommes retardés… Puis à tout hasard je jette un coup d’œil furtif aux autres feuillets… Et là mon cœur s’arrête (faut que je pense à changer la pile de mon pacemaker)… Ce sont les IVM… Voilà nous les avons après quasiment 5 mois d’attente (après AR). Je saute sur le téléphone pour prévenir la miss, qui ne décroche pas, alors j’insiste, encore et encore et enfin elle me rappelle et explose de joie elle aussi…
Le rendez vous est pris sur Nancy pour mardi prochain (2 mars), afin de passer cette fameuse visite médicale. Nos galères (voitures, appartement, travail…) prennent bientôt fin puisque nous organisons aussi notre départ qui est presque imminent. D’ici une semaine nous serons fixé, et nous aurons probablement pris les billets d’avion… J’en profite pour dire que les mise à jour du blog vont devenir plus rare, dû au fait que nous n’aurons bientôt plus Internet… Alors à très vite pour la suite des aventures…

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planVoilà la fin du mois qui se rapproche et comme vous le savez si vous suivez le blog (et si ce n’est pas le cas vous n’aurez pas le droit à un bon point) nous sommes à la rue d’ici 2 semaines et demie. Le plan A consistait à rester dans notre appartement… mais paraît qu’il aurait été reloué…pffff…. plan B… trouver une résidence au mois… mais euh… personne ne répond à nos mails de demandent de devis… Il fallait donc trouver un plan C… C comme cannelloni… aucun rapport mais je ne trouvai rien d’autre en C… Le plan C, mis au point par la belle Lolo consiste à trouver un appartement au mois… En espérant que cela suffise… Et elle à réussit… Nous quittons donc définitivement notre appartement le 4 mars pour rejoindre notre nouveau chez nous, en plein centre. Le souci étant que nous passons de 60m2 à seulement 20m2… Autant dire que nous préparons dès maintenant le déménagement au Québec en ne gardant avec nous que nos 2m3 et nos kilos de bagages… Et la carpette… non pardon le chat… On vous mettra d’ici quelques jours des photos de l’entassement de nos affaire là dedans. De plus nous avons vendus nos derniers meubles, et nous mangeons donc maintenant qu’au micro onde… Pour un passionné de cuisine comme moi autant dire que s’est comme le coran pour un chrétien pure souche, ou la carte de fidélité Cora pour un fan d’Auchan… Mais bon on se prépare…  La photo représente le plan de là où se trouve notre porte, ou plutôt celle de l’entrée de la maison ù nous vivons au fond du jardin (pour une fois je suis sérieux…)

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Cela faisait pas mal de temps que nous préparions ce week-end car celui-ci s’annonçait chargé. Vendredi il était prévu de faire notre rentrée scolaire, d’aider mon frère à déménager, et, pour ma part, d’assister à ma dernière réunion de travail. Samedi nous devions continuer le déménagement de mon frère et dimanche il était prévu une virée au parc Astérix avec des amis. Bref un week-end très chargé mais qui s’annonçait déjà comme super sympa. Oui mais cela était sans compter sur notre poisse (qui va finir un jour ou l’autre par devenir légendaire)…
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Tout a commencé lundi, lorsque nous avons appris le décès de la marraine de Lauranne. L’enterrement ayant été prévu pour ce vendredi en début d’après midi nous avons donc laissé tomber tout ce qui était prévu. Jusque là rien d’extraordinaire, ce sont malheureusement les aléas de la vie. C’est ainsi, qu’après un réveil aux aurores vendredi, nous avons pris ma voiture direction Lyon. Arrivés au niveau de Langres, alors que nous étions en train de doubler un camion à 140km/h, la voiture se met à faire un bruit suspect et à fumer plus qu’une usine, je me jette alors tant bien que mal sur la bande d’arrêt d’urgence. Des employés de l’APRR viennent à notre hauteur et appellent une dépanneuse. Nous nous retrouvons donc paumés au milieu de nul part (si si je vous assure !), avec un bilan simple : la voiture est morte. Nous contactons donc notre assureur à qui on explique la situation et qui nous promet de nous trouver une voiture de location rapidement pour pouvoir se rendre à l’enterrement…

C’était illusoire de croire que le plus long était dernière nous. 2h après (note pour l’avenir : la notion de rapidité n’est pas la même pour l’assureur que pour l’assuré), celui ci nous rappelle et nous informe qu’aucune voiture de location n’est disponible et il nous propose ainsi de mettre un taxi à notre disposition pour nous ramener chez nous. Devant le manque d’alternative nous acceptons et imaginons prendre la voiture de la miss et redescendre à l’enterrement… Je dis imaginons car une fois le taxi arrivé celui-ci m’informe qu’il nous déposera à Besançon et non à Nancy. Malgré le fait que j’avais expliqué la situation à l’assurance (la voiture est immatriculée à Besançon mais nous vivons à Nancy), celle-ci n’a pas voulu négocier. Nous sommes donc partis direction Besançon, impuissants mais toujours sans aucune autre solution. Par chance il se trouve que mon frère habite Besançon et que par dépit et ne pouvant nous rendre à l’enterrement (les délais étant trop courts) nous allions commencer son déménagement. Mais c’était sans compter sur l’acharnement du hasard qui a fait que mon frère n’a récupéré les clés de sa maison que samedi matin et non pas vendredi comme cela était initialement prévu… Nous passons donc l’après midi à méditer sur nos malheurs respectifs.

Le samedi nous avons donc déménagé mon frère en mettant les bouchés doubles afin de compenser le retard pris. Bizarrement (au regard des jours derniers), cela s’est très bien passé. Pour nous remercier celui-ci nous invite le soir au restaurant. Nous acceptons en nous disant que nous ne partirons pas très tard car une grosse journée nous attend le lendemain (départ pour Astérix à 6h). Nous sommes donc allés dans un excellent restaurant chinois. Parfait ? Pas tant que ça croyez-moi. En effet j’ai eu le malheur de manger quelque chose qui n’était pas très frais. Cela m’a rendu complètement malade et a transformé le voyage du retour en un parcours très long et très compliqué (4 pauses sur 2h de route), me forçant à annuler le Parc Astérix initialement prévu aujourd’hui…

Bref quand on la poisse on l’a jusqu’au bout… Et croyez moi si je vous dis qu’il y a des matins où l’on ferait mieux de rester au lit.

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Aujourd’hui est un jour particulier pour la miss et moi. Un jour très attendu : nous sommes attendus à 9h au Bureau d’immigration du Québec afin de se faire évaluer par une agente d’immigration. Voilà comment cela s’est réellement passé (ou presque…) :

6456h45 : Le réveil sonne… dur, dur, pour un premier jour de vacances
6h55 : Merde j’avais oublié : le réveil a déjà sonné, la journée sitôt commencée et déjà à la bourre
7h03 : Mlgmgllgmlglgl gmgllglmmgrr grglmmlrmmmrlrmrlmrlmrggggglme (quoi ? Vous ne vous brossez pas les dents le matin vous ?)
7h06 : Rrrrrrrr pouhhhh (oui il faut bien penser à recracher le dentifrice)
8h15 : On arrive rue la Boétie… on aperçoit le drapeau flotté et on sent une forte odeur de sirop d’érable (ou pas)… Pas de doute on est au bon endroit, mais en avance.
8h21 : On trouve un café, on s’assoit
8h24 : On commande
8h25 : On boit, on mange, on fume (putain que c’est bon de se sentir vivant) bref on se détend
8h31 : On sort les mots croisés afin de penser à autre chose.
8h33 : En quatre lettres « apposé sur le passeport » : VISA (véridique)
8348h34 : On range les mots croisés (finalement ça ne nous fait pas penser à autre chose)
8h40 : On lève le camp pour faire le pied de grue devant le BIQ
8h41 : une femme passe… elle ne rentre pas au BIQ (on y avait cru pourtant)
8h43 : un homme passe… non plus
8h44’32 : un caribou passe… non plus (ben là c’est à ne plus rien y comprendre)
8h53 : un homme entre et referme le rideau derrière lui… Merde il ne nous a pas vu ou quoi ?
8h59 : L’homme s’avéra être le vigile qui nous fait rentrer…La classe!
9h00, 9h01, 9h02, 9h03 : On attend dans la salle d’attente. Ils mettent les candidats à l’aise : clim à fond alors qu’il fait 14°C dehors… pas de doute ils nous mettent en conditions pour l’hiver
9h04 : On vient nous chercher
9h04 : On vient nous chercher
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9h04 : On vient nous chercher
9h04 : On vient nous chercher
9h05 : Merde : on vient nous chercher, je crois qu’il faut qu’on se lève et qu’on suive la dame
9h07 : on s’installe et elle se présente. Une femme…. Mmmh j’adore, elle a l’air sympa
9h08 : Le siège grince… va falloir sérer les fesses
9h09 : C’est parti : petite vérification des diplomes : ok, ça coince un peu sur le diplôme Sup’Est (ma licence) car je n’ai que des copies de qualité relative, et les signatures ne sont que des signatures « scannées » et apposées sur les documents, elle part se renseigner sur la démarche à suivre (on en profite pour bouger sur les sièges et grincer un bon coup), revient et dit qu’elle n’a pas vu son collègue
9h17 : On passe on boulot : tout est ok
9h21 : On recommence pour la miss

 

9229h22 : Parlez moi de votre projet ? Ca je gère je l’ai bien maitrisé, j’ai replacé presque tout ce que je voulais
9h31 : Que connaissez vous de Montréal ? Bon la on avait pas mal potassé (on vous mettra les fiches en téléchargement d’ici quelques jours) : bon facile l’île de Montréal découverte en 1541 par Cartier, la ville est fondée en 1642 par de Maisonneuve et appelée à l’époque VilleMarie… Je m’arrêterais là
9h41 : On aborde le sujet professionnel : pareil tout était préparé (merci au site Cymico pour les documents sur les perceptives d’emplois). On lui présente les offres que l’on a trouvé… Elle a l’air satisfaite…
9h42 : Euh….
9h43 : …
9h 44 : ah oui c’est de l’anglais il faut que je parle comme elle. Bon deux questions pas trop compliquées : quel est votre travail actuel ? et que faites vous plus précisément avec vos clients (j’ai pas brillé, mais j’ai pas pataugé dans la semoule, c’était passable)

 

9479h47 : (oui j’ai fait court sur l’anglais) elle repart voir son collègue (la pression monte un peu alors qu’elle était vraiment descendue)
9h48 : le couperet tombe : il nous faut une attestation manuscrite pour le diplôme Sup’Est (les relevés de notes ressemblent trop à ceux de notre année en cours, beaucoup de choses portent à confusion)
9h50 : elle ressort, l’air embêté (on est persuadé qu’elle a essayé de nous aider) et la tension est palpable dans le petit bureau
9h55 : elle revient et imprime l’intention de refus, et nous en explique le procédé (on a 60jours pour retourner nos documents)
9h56 : la commercial touch revient a vitesse grand V : peut on le ramener cette aprèm’ ? demain ? Elle nous dit que si on passe avant 15h c’est tout bon… Ok maintenant il faut que les Dieux des carriboux, de l’érable et du castor soient avec nous…
10h20 : (en direct de la gare de l’est) on saute sur la première borne : en panne.

 

102110h21 : seconde borne : en panne
10h23, 24 et 25 : bug informatique à la SNCF seule une bonne marche sur toute la gare… (Cedric qu’est ce que tu attends pour faire les réparations ;) )
10h28 : impossible de faire l’aller retour et d’être revenu pour 15h en passant à mon ancienne école
10h31 : Plan B : je mandate quelqu’un pour m’apporter le papier à la gare, je peux prendre un train plus tôt, et être là à l’heure
10h32 : Plan C : on demande à une amie de passer chercher les docs à l’école et de nous les monter à Paris
10h34 : même nos amis sont en vacances…
10h35 : fin de ce mélange d’exaltation, de peur, de stress et de tristesse : Nous n’aurons pas le CSQ aujourd’hui
10h36 : Nous n’aurons pas le CSQ aujourd’hui
10h37 : Nous n’aurons pas le CSQ aujourd’hui
10h38 : Cette phrase a fini de faire écho dans notre tête et nous en avons bien pris conscience

104110h41’14 : je saute sous les rails
10h41’15 : non on arrête de déconner je remonte
11h20 : retour à l’appartement je décide d’appeler Sup’Est pour leur demander de me préparer tout cela
11h22 : oula j’ai eu une petite nouvelle au téléphone, elle a l’aire sympa mais avec tous les défauts d’une petite nouvelle. Elle se renseigne et me rappelle en début d’après midi
13h51 : un message
13h52 : je me roule par terre, plié en deux par le rire
13h54 : la petite nouvelle me demande pour quel pays c’est afin qu’elle puisse aller le faire certifier à l’ambassade, à Paris
13h55 : serait ce à moi de payer son billet de train ?
13h56 : on arrête de déconner : je la rappelle et la recadre
14h10 : aucun directeur à l’école, personne ne peut rien signer avant des jours… Bon là ça va pas le faire… Je raccroche pas de soucis demain 10h on est à l’école et on va reprendre cela en main (il y a des jours comme ça…)

2001

 

20h01 : petit apéro sur le balcon
20h34 : seconde bibine
20h41 : troisième bibine
20h43 : plus de bibine
20h51 : j’ai retrouvé une bouteille de Jack tout va bien
21h30 : la bouteille est-elle à moitié vide ou à moitié pleine ? Vu la journée je dirais à moitié vide…
21h63 : merde ma montre déconne
21h72 : est-ce vraiment ma montre???
22h85 : caribou il y a mon salon
34h12 : dokf mpfef^lfae^flpez fefn efezfmp fefpêzaf^faz (essayez d’écrire bourré vous)

 

 

 

Bilan : bon plus sérieusement l’entretien s’est vraiment très bien passé et elle nous a clairement dit que si on lui envoyait le papier on aura le CSQ, et en plus je pense qu’elle optimisera les délais. Donc rien de catastrophique mais ça devient lourd à force… Maintenant avec toute cette poisse je pense que le fédéral nous prendra 3 semaines, sauf si un Tchernobyle bis éclate… bah oui c’est à peu près tout ce qu’on a pas eu… Merci à la maman de la miss de nous avoir accueillis pour ce passage éclair sur Panam… PS :  plus on repousse l’obtention du CSQ plus la chouille sera importante ;)

Pour les immigrants : l’agent qui nous a reçu n’a jamais cherché à nous piéger et à vraiment été adorable. Bien sur un minimum de connaissances est nécessaire. Il faut avant tout être sûr de ce que l’on veut, connaître son projet, le marché de l’emploi… Et surtout bien penser à avoir tous les originaux… Après ce n’est vraiment qu’une formalité. Pour ceux qui ont des soucis avec le papier des cotisations prouvant les emplois : il ne nous a pas été demandé. Elle a vraiment essayé de tout faire pour nous aider mais ils ont tout de même un minimum de procédures à respecter… On remercie l’agent suivant notre dossier pour le temps accordé et pour sa gentillesse… Pourvu que ça dure.

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laposteJe sais que j’ai pris l’habitude de taper sur les doigts de nos amis des PTT, mais je me rend compte aujourd’hui que ce n’était pas à tord. Alors pour tout ceux qui n’aurait pas suivi, on a envoyer notre DCS le 21 avril, et à force de ne pas obtenir l’AR de la Poste on a décidé de regarder ce qu’il en était du suivi sur internet. La réponse m’a quelque peu ébranlé quand je lis : « La lettre n°……  a été déposée le 21/04/09 au bureau de Poste de Villers les Nancy » . Rien d’ébranlant me direz vous. Le problème est que j’ai eu beau chercher la suite quelque part : RIEN. Je missionne donc la miss de passer ce midi à la Poste afin de savoir où était notre pli. Elle y va et tout ce que l’on a appris c’est que le plis était parti de Villers… Réponse floue… Nous voici donc avec notre DCS dans le vide. Le préposé de la Poste a aussi dit d’appeler son supérieur demain matin, car il n’est pas là l’après midi. Surprenant les employés de la Poste travaillent-ils donc aussi peu que la légende le dit ?  La miss essaye tout de même d’appeler et là, le monsieur dont la sympathie est aussi petite que ma colère est grande, nous annonce qu’il faut attendre 15j. ouvrés avant de faire quoique ce soit. Pratique au mois de mai avec les jours fériés. Il nous dit aussi qu’il est possible que le pli soit bien arrivé mais qu’il n’ai pas été flashé par les employés de Paris. Seul soucis nous devrions avoir l’AR. Bref demain j’appellerais le BIQ afin de savoir si oui ou non ils ont bien eu notre DCS.

« Il n’y a pas marqué la Poste »… Il n’y a pas marqué compétants non plus, ça c’est sûr!

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